La lettre du 24 septembre : la carte Apple Maps n’est pas le territoire

Du côté des médias sociaux

Avant de parler de l’iPhone 5, signalons deux annonces liées à Twitter : d’une part, la promesse de pouvoir télécharger tous ses tweets d’ici la fin de l’année, et d’autre part, la disparition des « déclencheurs » Twitter sur l’outil magique IFTTT. Twitter poursuit donc sa politique sur les développeurs d’applications tierces et favorise son client natif au détriment de son API.

On a également appris que Facebook enregistrait toute notre activité sur sa plateforme, mais pas de panique, ces informations ne sont accessibles que de vous. Toujours sur Facebook, une étude confirme une intuition assez naturelle : Facebook n’abolit que relativement les distances géographiques et l’on a plutôt tendance à se lier d’amitié sur Facebook avec des gens proches géographiquement.

Enfin, sur la partie réseaux sociaux, Google a introduit de nouveaux effets sonores dans ses Hangout Google+: vous pourrez maintenant applaudir ou huer vos amis pendant une vidéoconférence.

Sur le grand réseau mondial

Beaucoup de mouvement cette semaine chez Google qui, tout en s’apprêtant peut-être à fermer Feedburner, a annoncé le retour de la balise meta keywork pour les contenus journalistiques ainsi que l’acquisition d’un concurrent d’Instagram, Snapseed. Néanmoins on a surtout parlé, par écho, de Google Maps, dont l’avance sur son jeune concurrent Apple Maps est considérable. La nouvelle version d’iOS, présente sur l’iPhone 5 sorti cette semaine, a en effet abandonné Google Maps pour une application made in Apple et apparemment bien moins exacte, ce qui a fait d’Apple la risée du web (ou d’un certain web) et apporté son lot habituel de blagues et de mèmes.

Suscitant moins de bruit, Wikipédia propose maintenant (dans sa version anglophone) de convertir une page en epub pour la lire sur sa liseuse. De son côté, le W3C (l’organisme qui définit les standards du web) a avancé la finalisation du HTML5 à 2014 au lieu de 2022, perspective encourageante pour la stabilité globale du web.

Sur des sujets plus « de fond », une étude montre que le web se délabre avec le temps et que les ressources web ne sont pas éternelles : sur une sélection d’actualité, 30% des contenus auraient disparu en 2 ans et demi. A mettre en parallèle avec cette belle réflexion sur l’émiettement du texte web, qui, de lien en lien, propose une nouvelle linéarité inédite pour les adeptes de la lecture sur papier. Pourtant le web a sa propre histoire et connaître sa genèse est bien utile pour comprendre ce qu’il est aujourd’hui.

Au royaume de la data

Les médias bruissent de sujets sur notre surcharge informationnelle, mais il semblerait que celle-ci soit à relativiser. 77 participants à une étude, interrogés sur la question, ne semblent pas particulièrement accablés par le sujet. Il semble au final que l’infobésité ne soit pas un phénomène généralisé mais spécifique à certains types de population et indubitablement plus marqué en entreprise qu’au quotidien. A nous également d’apprendre  à composer avec le volume d’information qui nous parvient, à trier, sélectionner, et ne lire au fond que ce qui nous apporte quelque chose.

Car la big data, elle, est bien là. Et elle n’est pas seulement « beaucoup de données » mais plutôt « trop de données » : il y a big data quand il y a enjeu, défi intellectuel et technique à traiter toutes les données et pas seulement quand il y en a beaucoup. La big data change donc notre façon de traiter et d’analyser les données, et au bout du compte, notre connaissance du monde qui nous entoure.

La big data crée également de nouveaux besoins de visualisations : comment se représenter l’information quand les données sont presque littéralement incalculables ? Sur un sujet proche, l’open data se développe en France et une équipe de courageux a cartographié les différents acteurs de cette initiative.

La visualisation de données est une activité très féconde qui permet des résultats parfois époustouflants : alors que les votes pour les Information is Beautiful Awards se terminent (allez y jeter un oeil, il y a des choses magnifiques), se pose carrément la question de l’art dans la visualisation de données : s’agit-il d’une nouvelle forme artistique, ou peut-elle le devenir ? Les exemples donnés au colloque ISEA2012 semblent aller dans ce sens tant la limite entre le besoin d’explication et l’effort esthétique est ténue : une nouvelle façon à n’en pas douter de marier le beau et l’utile pour une compréhension instantanée et stimulante d’un problème donné.

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