La lettre du 23 avril : déclin de Facebook, avènement du cloud ?

Du côté des médias sociaux

Une fois n’est pas coutume, les grandes nouvelles de la semaine ne sont à trouver ni du côté de Facebook, ni de celui de Google+ : c’est Tumblr, la très populaire plateforme de blogging, qui a annoncé l’arrivée prochaine de la publicité sur son site, à la surprise générale. Pendant ce temps-là, Klout, le fameux site qui propose de chiffrer de 0 à 100 l’influence des internautes sur les réseaux sociaux via un algorithme mystérieux, et dont nous aimons nous moquer, a lui aussi cédé davantage aux annonceurs en révélant ses pages de marque, alors qu’un site de rencontre basé sur le Klout-score se lançait, nous laissant mi-perplexes, mi amusés.

Sur un mode plus sérieux, les Cassandre qui annoncent la chute de Facebook se multiplient à mesure que la firme multiplie les fonctionnalités à destination des annonceurs sans améliorer notablement l’expérience utilisateur. Pendant ce temps-là, Google+ glisserait doucement du statut de communauté spécifique à celui de réseau social, statut considéré comme l’apanage de Facebook et LinkedIn, à l’exclusion de Twitter; Tumblr, et bien d’autres encore.

D’un point de vue métier, il n’est pas toujours aisé, de l’extérieur, de saisir les différences qui distinguent un community manager d’un social media manager. Ce petit recueil de témoignages devrait vous aider à percevoir ce qui les distingue.

Sur le grand réseau mondial…

La boutade bourdieusienne de Camille Alloing était catégorique : « l’e-réputation globale n’existe pas. » Au-delà de la formule provocatrice, l’auteur déconstruit la notion d’e-réputation et rappelle que le terme recouvre une multitude de réalités hétérogènes que l’on rassemble plus ou moins arbitrairement sous la notion d’e-réputation. Pour le dire simplement, une marque n’a pas une e-réputation, mais plusieurs, une infinité même, en fonction des supports, des locuteurs, des sujets ; et un même internaute peut penser du bien d’une marque sur tel sujet, et du mal sur tel autre. L’idée de rassembler toutes ces opinions sous un même concept peut donc être contestée.

Les plus courageux de nos lecteurs, que n’effraieraient pas des mots comme ontologie, méréologie ou émergence computationnelle, peuvent aller lire cet article très intéressant de réflexion sur les objets web, envisagés comme objets informationnels ou objets culturels.

Sur un plan moins stratosphérique, le cloud continue à faire beaucoup parler de lui et à se présenter comme « the next big thing » voire comme l’un des sujets actuels majeurs : le « cloud à la française » est en plein financement. Face à cette généralisation, l’enjeu du chiffrement devient essentiel à la viabilité de la technologie : si les données « dans les nuages » sont insuffisamment sécurisées, cela pourrait bien précipiter sa chute…

Au royaume de la data

Sous les nuages, la recherche en neurosciences confirme plus ou moins l’adage populaire selon lequel une image vaudrait mille mots : des expériences en laboratoire auraient montré que les images allégeraient notre surcharge informationnelle en réduisant l’utilisation de nos ressources cognitives de 20%. A l’heure où fleurit sur le web le meilleur comme le pire en termes d’infographie et de visualisation de données, ces expériences viennent corroborer un sentiment qui semble fort bien partagé… et que nous (chez Proxem) contribuons à amplifier par l’importance que nous donnons à la représentation de l’information.

Il devient difficile en effet de piocher dans la multitude des visualisations qui sont proposées chaque jour sur Internet : si l’on pouvait difficilement échapper, en France, à la carte des résultats des élections proposée par Google, notre coeur a penché en faveur de ces représentations (ci-dessous) qui représentent le temps sur une carte. Les cartes isochroniques visualisent en effet des temps de trajet sur une carte. Mais, une mille valant mieux que mille mots, voici donc, pour conclure sur cette semaine, une carte isochronique des trajets vers Rome en juillet :

Isochrone map showing time to travel to Rome in July

Cliquer sur l'image pour voir toutes les cartes.

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